Entre la Révolution française (1789) et le Second Empire (coup d'état du 2 décembre 1851) la France est un véritable "laboratoire des idées
politiques". Cette période est longue et riche sur le plan événementiel.
Vous trouverez donc des liens, textes, chronologies etc. qui pourront probablement vous aidez à y voir plus clair ou à appronfondir certains sujets.
Pour ceux qui me demandaient à quoi ressemblait une lettre de cachet (et qui ne l'ont pas vu circuler en classe!!!)
Une lettre de cachet signée par Louis XV, Musée Carnavalet à Paris, publiée dans Paquet et
Boigelot, " La période moderne et les débuts des temps contemporains", Histoire et Humanités, Casterman, 1973
[merci au commentaire m'ayant permi de corriger une grossière erreur sur l'auteur de cette lettre de cachet!!!!!]
"Monsieur de Jumilhac, mon intention étant que le nommé Hugonet soit conduit en mon château de la Bastille, je vous écris cette
lettre pour vous dire que vous ayez à l'y recevoir lorsqu'il y sera amené et à l'y garder et retenir jusqu'à nouvel ordre de ma part. La présente n'étant à d'autre fin, je prie Dieu qu'il vous
ait, Monsieur de Jumilhac, en sa sainte garde. Ecrit à Versailles, le treize janvier 1765, Louis"
12 minutes pour tout comprendre à l'indépendance des
Etats-Unis
(à relier avec le cours et l'organigramme de la constitution des Etats-Unis!!)
_________________________________________________________________________________________ Schéma de la société sous l'Ancien
Régime (La triangle des 3 ordres)
et en voici un autre:
________________________________________________________________________________________ Correction DM sur les cahiers de doléances
Documents 1 et 5
1. Quels arguments les rédacteurs du cahier de Lauris mettent-ils
en avant pour dénoncer la société d’ordres ?
Les rédacteurs du cahier de Lauris, probablement des bourgeois, mettent en avant l’inutilité sociale de la
noblesse. C’est le tiers état, la bourgeoisie qui a « le génie et le talent » car elle a fait des études. Ils dénoncent donc la réaction aristocratique. Si la noblesse commande les armées (les
grades d’officiers lui sont réservés depuis l’édit de 1781, excepté dans l’artillerie et le génie qui nécessitent des connaissances mathématiques), c’est le tiers état qui fournit les soldats.
Or, les privilèges de la noblesse étaient justifiés par le fait qu’elle se battait pour défendre la société. Si elle n’est plus seule à combattre pourquoi lui maintenir ses privilèges. Les
rédacteurs dénoncent aussi le fait que le tiers état remplit le trésor en payant les impôts alors que la noblesse le vide, notamment pas les pensions que lui octroie le roi.
2. En quoi ces aspirations sont-elles reprises par les questions
posées par Sieyès dans sa brochure ?
On retrouve les mêmes thèmes dans la brochure de Sieyès. Le tiers état est tout, car il est le plus nombreux, le
plus talentueux et qu’il crée la richesse. Mais il est privé du pouvoir auquel il peut légitimement prétendre. Il souhaite qu’être quelque chose, c’est-à-dire que cesse la fermeture à « l’entrée
des emplois et des professions honorables à la classe la plus nombreuse ».
Document 2
3. Pourquoi peut-on dire que le clergé adopte des positions à la
fois réactionnaires et réformatrices ?
Le clergé d’Orléans est réactionnaire lorsqu’il demande au roi de défendre la religion, notamment contre les
attaques des philosophes. Il demande donc que soit établit une censure et que soient punis ceux qui écrivent, impriment, diffusent des écrits qui ne respecteraient pas la religion. Cependant pour
l’administration du royaume ses doléances sont beaucoup plus progressistes, notamment lorsqu’il demande que les officiers deviennent finalement des fonctionnaires (en supprimant la vénalité des
charges), que les poids et mesures soient harmonisés dans l’ensemble du royaume. Progressiste aussi lorsqu’il souhaite la suppression des privilèges fiscaux et un allègement de la fiscalité qui
pèse essentiellement sur les paysans. Progressiste enfin lorsqu’il veut le respect de la confidentialité de la correspondance.
Document 3
4. Quelles sont les revendications de la noblesse
?
La noblesse souhaite que ses privilèges tant honorifiques que fiscaux soient maintenus. Elle consent néanmoins à
ce que le châtiment soit le même pour tous pour les grands crimes et dans tous les cas de délits contre l’ordre public (les nobles étaient décapités alors que les roturiers étaient pendus et
exposés voire pour les crimes les plus odieux voués à un châtiment extrêmement cruel).
Document 4
5. Comment cette caricature dénonce-t-elle la société d’ordres
?
La caricature montre un membre du haut clergé qui donne sa bénédiction et un noble issu de la noblesse de cour
qui tient une épée, c’est-à-dire parmi les privilégiés ceux qui sont les mieux lotis. Le noble s’appuie sur une colonne où apparaît un blason fleurdelisé rappelant ainsi un thème cher aux nobles
qui se présentent volontiers comme les piliers de la royauté. Un pauvre paysan écrasé par son fardeau est poussé au travail.
6. Quels thèmes sont ici abordés ?
La société d’ordres est ici dénoncée puisque l’on rappelle les fonctions de chacun des trois ordres, mais c’est
aussi l’inégalité fiscale qui est montrée car le fardeau que porte le paysan symbole le poids de l’impôt qui pèse essentiellement sur les épaules du peuple. « Ça ne durera pas toujours » montre
l’exaspération du tiers état face à l’inégalité fiscale.
Document 6
7. Quels sentiments expriment les habitants d’Uchau à l’égard du
roi ?
« Sa majesté sera très humblement suppliée ». Cette expression montre le respect que le peuple voue à l’égard du
roi. Louis XVI est encore aimé, et respecté, ce n’est pas le roi qui est responsable des malheurs du peuple mais la noblesse de cour qui lui cache la vérité.
8. Quelles sont leurs revendications ?
– Revendications fiscales : suppression des privilèges et instauration d’une contribution sur les terres et leurs
revenus.
– Revendication économique : suppression des taxes à la sortie de la province pesant sur le vin ce qui en
faciliterait le commerce.
– Revendications politiques : élection libre des représentants des trois ordres aux États provinciaux et
doublement de la représentation du tiers état. Constitution pour la province du Languedoc.
9. Remettent-ils en cause la monarchie absolue
?
Les pays d’États étaient dirigés par un intendant qui était « le roi en sa province ». Cet intendant réunissait
les États provinciaux pour défi nir le montant de la taille que la province devait verser, à charge pour les états de répartir et de collecter l’impôt. Le pouvoir royal était certes limité
puisqu’il devait tenir compte de cette assemblée docile (les membres étaient désignés), mais il n’était en rien remis en cause. Ce qui est proposé par les rédacteurs du cahier d’Uchau, c’est ni
plus ni moins qu’un contrôle et une limitation du pouvoir royal par une assemblée librement élue remettant ainsi en cause une monarchie absolue qui n’entend pas partager ses
prérogatives.
Synthèse :
Quelles sont les revendications des Français à la veille de la réunion des États généraux
?
Deux camps s’opposent à la veille de la Révolution : les conservateurs et les progressistes. Sont conservateurs
les nobles qui entendent conserver leurs privilèges fiscaux et distinctions honorifiques, le clergé qui souhaite que la religion soit défendue, notamment contre les écrits des philosophes, et
appelle de ses vœux une censure. Sont progressistes le clergé qui propose une réforme des poids et mesure ou une abolition des privilèges, le tiers état qui demande l’abolition des privilèges,
une société méritocratique et l’égalité fiscale, enfin lorsqu’il demande que la nation, par le biais de ses représentants soient associée au pouvoir. Ce qui fait débat ce sont les privilèges et
leur suppression ou leur maintien, c’est l’égalité face à l’impôt et une réforme fiscale, c’est aussi la volonté d’une nouvelle gouvernance en
associant la nation aux décisions de l’État.
Ce résumé des événements de l'année a été écrit par le prêtre de la commune de Mars, petit village de la Loire limitrophe au Rhône, sur le registre des
Baptêmes-Mariages-Sépultures du village à la fin de l'année.
La transcription ci-dessous tente de ressembler le plus possible à l'original qui se distingue par une écriture très liée.
"L'année mil sept cent quatre vingt neuf sera à jamais mémorable par les événements & les révolutions extraordinaires qui sont arrivés. 1°. L'hiver a été des
plus rigoureux. 2°. Les grains ont été extrêmement rares & chers. Le bled Seigle a valu le cours de l'année en (?) la mesure. 3°. les commerces de toile & de filature de coton
[sont] tellement interrompus que bien des gens du peuple ont été réduits à la misère pour ne pas trouver d'ouvrage & ne gagne presque rien. 4°. on a assemblé les états généraux du
royaume. 5°. La France au mois de juillet a été dans le trouble & l'épouvante par les faux bruits répandus que des brigands attroupés mettoient tout à feu & à sang par où ils passoient.
Toutes les paroisses se sont armées pour se défendre, on a sonné partout le tocsin. 6°. plusieurs châteaux ont été incendiés par des gens de campagnes attroupés. 7°. on a décrété dans l'assemblée
des états généraux que les biens ecclésiastiques étoient à la disposition de la nation. 8°. on a imposé à la taille tous les privilégiés quelconques. 9°. on a demandé le quart du revenu de tous
les biens d'une année pour aider à payer les dettes de l'état."
____________________________________________________________________________________________ la Révolution Française en
film!!
La Révolution Française, filme de Robert Enrico, 1989 (film réalisé à l'occasion du bicentenaire de la Révolution)
L'ouverture des Etats - Généraux et Le serment du jeu de Paume
Aprés la rédaction des cahiers de doléances partout en France, les Etats- Généraux s'ouvrent le 5 mai 1789 à Versailles dans la salle des
Menus plaisirs. L'incompréhension entre le Roi, qui veut juste faire voter de nouveaux impôts, et les députés du tiers - Etats, qui veulent de
nouveaux droits politiques, est totale.
Le 17 Juin 1789 les députés du tiers - états se proclament Assemblée Nationale
Le 20
juin 1789, les députés du Tiers-Etat aux Etats Généraux trouvent fermée leur salle des séances, à l’hôtel des Menus Plaisirs, à
Versailles.
Le député Guillotin (futur promoteur de la guillotine) propose qu’on se transporte au Jeu de Paume (sorte de trinquet pour jouer au "tennis" mais avec la paume de la main).
Bailly (joué par l'acteur Michel Duchaussoy) lance le célèbre serment.
Trois jours plus tard, l’hôtel des Menus Plaisirs est rouvert, mais Louis XVI ordonne aux députés de se séparer
vous pouvez comparer la scène que propose le réalisateur avec l'esquisse de David qui est analysée sur le site de "l'histoire par l'image" (voir rubrique ci-dessus à ce sujet).
L'appel à La révolution:
Le Palais-Royal était le foyer ardent, le coeur de Paris. Tous se coudoyaient autour de l'arbre de Cracovie. Là où Diderot conversait avec le neveu de Rameau, la foule forme autour de tout
personnage porteur de renseignement un de ces groupes qu'on voit grossir aux jours d'orage.
Quand Paris apprit que Necker était renvoyé, la fièvre redoubla. Cette journée du 12 juillet devait coûter cher à la royauté. Camille Desmoulins monte sur une table : « Citoyens, vous savez que la nation avait demandé que Necker lui fût conservé ? J'arrive de Versailles... Necker est renvoyé ! Ce renvoi est le tocsin d'une Saint-Barthélemy de patriotes. Ce soir, les
bataillons suisses et allemands sortiront pour nous égorger... Il n'y a pas un moment à perdre ! Nous n'avons qu'une ressource, c'est de courir aux armes ! »
Ce jeune homme pétillant de vie, cet inconnu de la veille, entrant dans l'histoire par une improvisation bouillante, exprimait tout ce que ressentaient les 6000 citoyens qui l'entouraient.
L'outrage était pour tous, mais un seul poussait le cri et protestait au nom de la nation entière.
L'étincelle avait jailli. Elle venait de tomber de cette table de café que Beaubourg appellera la table magique. La foule, maintenant, suit Camille ; elle lui fait escorte, et ce flot humain ira où
le conduira ce jeune homme qui, le ruban vert au chapeau, incarne la Révolution et l'espérance.
Le 13 juillet 1789 la population pille les magasins et armureries de Paris
La prise de la Bastille 14 juillet 1789:
Scène de
l’assaut contre la Bastille, le 14 juillet 1789. On s’y croirait, alors que la démolition de la forteresse a été menée à bien pendant l’été 1789 (l’emplacement de l’enceinte n’est plus matérialisé
aujourd’hui que par un dessin de pavés, place de la Bastille ; les pierres récupérées ont servi à construire le pont de la Concorde). Henri Serre incarne magnifiquement le gouverneur de Launay,
dont la tête, dans la soirée, sera promenée au bout d’une pique.
"C'est une révolte?" - "Non Sire, c'est une
Révolution":
14 Juillet 1789. La Bastille, symbole de l'absolutisme, tombe aux mains du peuple parisien.
A Versailles, le roi ignore ce qui s'est passé. Les Parisiens restent inquiets. On prête au monarque l'intention d'investir Paris. La réalité est bien différente : le roi, isolé, est sans
autorité. Les troupes royales, qui n'ont pas bougé, et dont certaines l'ont trahi en se rangeant du côté de l'insurrection, ne sont plus sûres.
L'Assemblée n'est informée de la prise de la Bastille que le 14 au soir. Aussitôt, elle avertit Versailles. Le duc de Liancourt, premier gentilhomme de la chambre, tente de faire sortir le roi
de son apathie.
A Louis XVI qui dit : "Mais c'est une révolte ?", il répond : "Non, sire, c'est une révolution. "
Une révolution d'autant plus importante que le roi n'a plus les moyens de rétablir l'ordre. Les soldats, que l'on a commis la faute de mécontenter en introduisant en France la rude discipline
prussienne, les châtiments corporels et les coups de plat de sabre, désertent et passent à la révolution. Liancourt lui conseille de se rendre à l'Assemblée, où régne incertitude et crainte.
Va-t-on assister à un sursaut du roi, à un épilogue sanglant ? Ce serait alors la guerre civile. Mais simplement, Louis XVI annonce le retrait des troupes.
En 1789, la Révolution est devenue si nécessaire qu'elle était presque inévitable. Les abus accumulés, les injustices, la révolution des moeurs exigaient que la loi confirme ce que le temps
avait imposé aux esprits. Les résistances des uns ont provoqué des résistances chez les autres encore plus grandes qui trouvèrent un soutien qui alla au delà de ce que l'on voulait, qui
accéléra et précipita une révolution que le roi n'avait pas prévu. Le peuple, dont on se servait mais dont on s'effrayait, s'est ému au 14 juillet et est entré en action.
La Nuit du 4 Aout 1789: L'Abolition des
privilèges:
Environ du 20 Juillet au 6 Aout 1789 partout en France les paysans s'arment et brûlent les chateaux, c'est la GRANDE PEUR. Beaucup de rumeurs circulent sur un complot aristocratique,
sur des groupes de brigands qui pillent les campagnes. Les paysans ont peur et s'arment. Des seigneurs sont tués les registres contenant les droits seigneuriaux (appellés les "terriers")
sont détruits...
La grande peur ne s'arrête (presque partout) qu'avec l'annonce de l'abolition des privilèges.
La Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen
(DDHC):
Du 20 au 26 août 1789, à Versailles, l'Assemblée nationale constituante discute et vote le texte de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.
C'est l'acte le plus remarquable de la Révolution. Les députés, inspirés par les philosophes français et anglais du passé (Hobbes, Locke, Montesquieu, Rousseau) votent une Déclaration qui
définit les droits de chacun en 17 articles. Ils y réussissent en s'inspirant des textes anglo-saxons : Bill of Rights et Habeas Corpus anglais (voir cours), Déclaration américaine ; La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen réalise la synthèse de ces textes et des idéaux
politiques du «Siècle des Lumières».
Une déclaration d'application universelle:
Par sa clarté et sa précision, la Déclaration est un chef-d'oeuvre de la langue française et un texte de droit exemplaire. Le caractère universel et intemporel de la Déclaration est tout
aussi remarquable que sa prestance littéraire. Le texte réussit le tour de force d'énoncer les droits de l'individu en faisant fi du régime politique (monarchie constitutionnelle ou
république), de la religion (il garantit la liberté religieuse de chacun) ainsi que des différences sexuelles. Il convient aussi à toutes les époques et à toutes les sociétés. L'Article
premier énonce : «Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.» En deux phrases tranchantes, il
récuse les privilèges et porte en germe la condamnation de l'esclavage comme des ségrégations sexuelle, religieuse ou raciale. Différents autres articles condamnent l'arbitraire, le
totalitarisme et la tyrannie. Ce «catéchisme national» en dix-sept articles est inscrit au préambule de la Constitution de la Ve République.
La marche des femmes sur Versailles 5 - 6 octobre
1789:
Le bruit court que le roi va se réfugier à Metz et prendre la tête de la contre-révolution. On crie à la trahison : Louis doit rentrer à Paris !
Victime de la disette, la population de la capitale est prête à se soulever. Le 4 octobre, la municipalité de Versailles décide d'offrir un repas au régiment de Flandre, qui protège la
famille royale. Le festin passe pour provocation alors que les Parisiens font la queue devant les boulangeries. On raconte que les soldats ne se sont pas contentés d'acclamer la famille
royale mais ont également piétiné la cocarde tricolore. Marat et Danton s'enflamment. Ils incitent le peuple de Paris à marcher sur Versailles afin de ramener le roi dans la
capitale.
Le 5 octobre, Louis XVI part chasser. En fin de matinée, on lui annonce que la garde parisienne, précédée d'une avant-garde de femmes, est en marche pour Versailles. Pendant qu'on
cherche le roi, les Parisiennes trempées jusqu’aux os arrivent par milliers. Louis XVI reçoit une délégation à laquelle il promet de donner du pain.
Au petit matin, l'agressivité monte d'un cran. La foule se rue sur le château. Sur le conseil de La
Fayette (commandant de la garde nationale), Louis XVI apparaît au balcon. Le commandant de la Garde Nationale tâche de calmer la foule. Il est interrompu par les
cris de "Vive le roi !" et de "Le roi à Paris !". Alors que la pluie a cédé la place à un doux soleil d'automne, la famille royale s'entasse dans deux carrosses. Les
femmes crient : "Nous ramenons le boulanger, la boulangère et le petit mitron !"
La Reine au balcon:
La nuit du 5 octobre 1789, La Fayette avait installé ses hommes aux portes du château.
A l'aube, les émeutiers forcent les grilles, massacrent des gardes du corps et envahissent les appartements royaux. Marie-Antoinette se réfugie chez le roi. La Fayette, réveillé, court au
château. Sur son conseil, Louis se montre au balcon. Des cris le saluent : « Vive le roi ! Le roi à Paris ! » Sans un mot, Louis acquiesce de la tête. Il est passionnément acclamé.
Mais la foule à présent demande la reine. Marie-Antoinette, prenant par la main Madame Royale et le dauphin, paraît au balcon doré. On la hue : « Pas d’enfants ! » Des fusils la couchent en
joue. Elle rentre dans la chambre. La Fayette s’avance :
- Ne craignez rien, venez avec moi.
- Eh bien ! dussé-je aller au supplice, j’y vais.
Il lui offre la main et la conduit au balcon. Le tumulte est si fort que La Fayette ne peut se faire entendre. Par une inspiration chevaleresque, il s’incline et lui baise le bout des
doigts. Le geste, si délicat, si français, enchante.
On applaudit, on crie : « Vive le général ! Vive la reine ! »
Ils se retirent, et Louis, rassuré, revient sur le balcon. Nouveau tonnerre : « Le roi à Paris ! » Il fait un geste de la main pour obtenir le silence et dit d’une voix ferme : « Mes amis,
j’irai à Paris avec ma femme et mes enfants ; c’est à l’amour de mes bons et fidèles sujets que je confie ce que j’ai de plus précieux. »
On l’applaudit mais, contre son espoir, le peuple ne se disperse pas. Louis sent que quitter Versailles pour se livrer à Paris, c’est à peu près condamner la monarchie. Il ne craint pas
pour lui, mais pour les siens. Aussi, en dépit de la promesse qu’il vient de faire, essaie-t-il encore de résister. Mais sous la pression du Peuple, désabusé, il commande d’atteler les
voitures.
La famille royale part s'installer au palais des Tuileries à Paris.
14 juillet 1790, La Fête de la Fédération:
Le 14 juillet 1790, à Paris, les Français commémorent le premier anniversaire de la prise de laBastille.LaFête nationale du 14 juilletperpétue le souvenir de cette fête, qui, elle-même, commémorait la prise de la Bastille.
La Fête de la Fédération, a une importance symbolique comparable à celle de 1789.
Ce premier anniversaire célébré au Champ de Mars en présence du roi Louis XVI, réunit 300 000 représentants venus de la France entière
(les fédérations). Tous prêtent serment "à la nation, à la loi et au roi." La fête est surtout une aspiration à une unité nouvelle et à la refonte de la Nation, fondées sur les valeurs de
1789, et la Déclaration des Droits de L'Homme et du Citoyen.
Definition fédérés: Soldats membres des fédérations régionales constituant la Garde
Nationale
Dans la nuit, une berline s'éloigne. À son bord la famille royale. Louis XVI sait que ces troupes sont dévouées. Il compte sur elles pour marcher sur Paris et mettre fin à la
Révolution.
Le matin, quand la disparition du roi est constatée, l'alerte est donnée et La Fayette envoie des courriers pour ordonner l'arrestation des fuyards.
Entre temps, la berline a du retard. Quand elle arrive à Sainte-Ménehould, le détachement de hussards envoyé pour assurer sa protection n'est pas en selle. Les villageois, intrigués,
laissent partir la berline. Mais à peine a-t-elle quitté la ville que le bruit se répand qu’elle emporte le roi et les siens. On court avertir la municipalité. Le fils du maître de poste
Drouet est alors frappé par certains détails. Le roi, demande-t-il, n’aurait-il pas « le nez long et aquilin, et le visage bourgeonné » ? Et soudain il est sûr : oui, c’était bien Louis XVI
! Il saute sur un cheval et devance la berline à l'étape suivante, Varennes-en-Argonne. Il alerte les habitants et le procureur de la commune, l'épicier Sauce. Quand arrive la famille
royale, elle est arrêtée.
C'est le soir. Le tocsin sonne. Les villageois se rassemblent autour de la maison de l'épicier où sont reclus les prisonniers.
Le 23 juin au matin, la berline reprend le chemin de Paris. Le roi est ramené aux Tuileries et suspendu.
Pour la bienséance, l'Assemblée qualifie la péripétie de Varennes d'enlèvement. Mais la confiance n'est plus, d'autant plus que l'on soupçonne le roi de collusion avec l'étranger et de
trahison.
Avec Marat, Danton lance une pétition pour la déchéance du roi. Ils se rendent au Champ de Mars pour réclamer la république. L'Assemblée proclame la loi
martiale et la garde nationale fait feu. On compte plusieurs dizaines de morts.
Massacre du champ de Mars
Suite à la fuite ratée du roi, arrêté à Varennes, Danton et Marat lancent une pétition pour la déchéance du roi. Ils réclament un nouveau pouvoir constituant pour procéder au jugement du
coupable, et le remplacer par un nouveau pouvoir exécutif.
La pétition est déposée le 17 juillet 1791 sur l'autel de la patrie du Champ-de-Mars, à l'endroit où eut lieu la Fête de la Fédération.
À l'Assemblée constituante, les députés favorables à la monarchie craignent que la Révolution ne sombre dans l'anarchie. Prétextant des désordres, ils font proclamer la loi martiale.
L'Assemblée ordonne au maire de Paris, Bailly, de disperser la foule du Champ-de-Mars après que quelques incidents s'y soient produits. Le maire fait appel à la garde nationale. Celle-ci,
commandée par La Fayette, pénètre sur le Champ-de-Mars où elle est accueillie à coup de pierres.
Elle fait feu sans sommation sur les pétitionnaires. On compte plusieurs dizaines de morts, des centaines de blessés et de nombreuses arrestations.
Le Club des Cordeliers est fermé. Danton et Marat, prudents, s'enfuient en Angleterre.
Au Club des Jacobins, l'atmosphère est différente. De nombreux députés souhaitent maintenir la monarchie. Ils craignent avec raison que la déchéance de Louis XVI n'entraîne la France dans
une guerre contre les autres monarchies européennes et entérinent la répression du Champ-de-Mars.
Celle-ci n'en brise pas moins la lune de miel entre l'Assemblée et le peuple de Paris, entre les modérés et les extrémistes, entre les révolutionnaires et les monarchistes - Premières
failles dans le consensus révolutionnaire
La prise des Tuileries (10 août 1792)
Le manifeste de Brunswick, menaçant de détruire Paris si le moindre outrage est fait à la famille royale, met le feu aux poudres. Vers minuit, le tocsin sonne. Les sections éliminent le
conseil municipal et constituent la Commune insurrectionnelle. Des colonnes d'ouvriers, ainsi que des fédérés marseillais se mettent en marche vers les Tuileries.
Aux Tuileries, on vit dans l'attente d'une attaque imminente. Louis XVI ne peut plus compter que sur un millier de gardes suisses. Le roi a passé une nuit blanche et ne s'est assoupi
qu'avant l'aube. A six heures, il descend passer les troupes en revue. Pâle, il marche comme un automate. Cette revue des troupes, il la tente sans grand espoir. Les Suisses et les
gardes nationaux fidèles crient : « Vive le roi !». Mais les artilleurs crient « Vive la Nation». Et, quand il gagne la terrasse devant la foule, il est assailli par des « A bas le veto
».
Quand la reine voit remonter le roi, triste et découragé, elle ne peut retenir ses larmes.
- Sire, dit Roederer, Votre Majesté n'a pas cinq minutes à perdre. Il n'y a de sûreté pour elle que dans l'Assemblée nationale...
- Mais, monsieur, résiste la reine, nous avons des forces.
- Madame, tout Paris marche...
- Allons, il n'y a plus rien à faire ici, dit le roi. Marchons.
La famille royale traverse le jardin entre deux haies de Suisses et de gardes nationaux.
Peu après, les combats commencent. Les émeutiers envahissent la cour du Château. La bataille fait rage. A l’Assemblée, le roi, désireux d'épargner le sang de ses sujets, donne l’ordre
aux Suisses de cesser le feu. Devant le succès des insurgés et sous la pression des piques, l'Assemblée prononce la suspension du roi. La commune victorieuse envoie Louis XVI et les
siens à la tour du Temple. C'est la fin de la monarchie.
Le Roi à la prison du Temple FRANCE -
1792
La guerre fait rage.
Les Prussiens, alliés aux Autrichiens, ont infligé aux troupes françaises de graves revers.
10 Août 1792
Les bataillons de fédérés, venus de toutes les provinces de France pour défendre la capitale, prennent d'assaut le palais des Tuileries avec le soutien du peuple de Paris.
La famille royale se réfugie à l'Assemblée nationale.
Le même jour les députés suspendent le roi de ses fonctions de chef de l'exécutif.
13 Août 1792
Le roi et sa famille sont transférés au Temple pour y être internés sur ordre de la commune insurrectionnelle de Paris.
Les massacres de Septembre
« De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace »
Ces mots marquent le discours de Danton, qui avait pour but de mobiliser le peuple contre l'envahisseur étranger.
Début septembre 1792, la capitale panique. Aux frontières, les troupes n'ont pu résister à l'invasion. Les rumeurs d'un complot fomenté par "les aristocrates, aidés des brigands détenus
dans les prisons" courent. L'esprit échauffé, les patriotes décident d'agir.
Après la chute des Tuileries, l'Assemblée a autorisé les municipalités à procéder à de nombreuses arrestations. Les prisons sont pleines à craquer.
Le 2 septembre, des bandes se ruent dans les prisons. Personne n'est épargné, ni les malades, ni les vieillards, ni les indigents. Au soir, une circulaire glorifiant les massacres sort
de l'imprimerie de Marat.
Danton, en tant que ministre de la Justice, a la garde des prisonniers, mais reste passif. Le comité de surveillance de la Commune se contente de faire paraître un arrêté enjoignant de
juger les suspects avant de les exécuter.
Des tribunaux de sectionnaires se forment. Et, après un simulacre de jugement, les exécutions sommaires continuent. 1400 détenus sont massacrés. Si on suit l'exemple parisien à Lyon, le
pays dans son ensemble ne cautionne pas l'action des "septembriseurs". A l'étranger, les massacres de septembre provoquent indignation et horreur. C'est dans ce climat sanglant et
halluciné que sera élue la Convention.
[ Attention, certaines images peuvent choquer ]
Proclamation de la République par la Convention + décision du procès
du Roi:
Suite à la victoire de l'armée Française à Valmy (20 septembre 1792), la Convention proclame la 1ère République et donc la fin de la monarchie le 21
septembre 1792. Georges DANTON et Maximilien ROBESPIERRE discutent des suites à donner à la Révolution et les
différences entre les deux hommes se font de plus en plus jour.
A la Convention le député Saint Just (Montagnard, proche de Robespierre) demande la mort du roi: "Un roi doit réger ou mourrir" sou les applaudissements des élus bien que
les Girondins soient hésitants.
Cette décision d'un procès est annoncé au roi dans sa prison.
Le procès du Roi
" Je ne croirai à la république que lorsque la tête de Louis ne sera plus sur ses épaules", a déclaré Marat. Depuis plusieurs semaines, le sort du roi se discute à la Convention. Si
les modérés et certains Girondins souhaitent sauver le prisonnier, les Montagnards désirent sa mort, seule façon de rompre avec le passé.
Après la découverte aux Tuileries des documents de "l'armoire de fer", la Convention décide de juger le roi. Les débats s'ouvrent le 15 janvier 1793. Ce jour-là, la grande majorité
des députés déclare Louis Capet coupable. Reste maintenant à fixer la peine. Le vote doit se faire nominalement et à haute voix à la tribune.
Dans les galeries, la foule se presse, bruyante et gesticulante : les "patriotes" s'apprêtent à acclamer les députés optant pour la mort et à huer les partisans de l'indulgence.
Commencé le 16 en fin de journée, le scrutin durera plus de trente heures dans une atmosphère mouvementée. Au soir du 17, les quinquets jettent de lugubres clartés dans la salle et
l'Assemblée est épuisée. Enfin, les résultats sont donnés.
Le 20 janvier, le condamné est averti de la sentence. Il formule 3 demandes : un délai pour se préparer à la mort, la permission d'être assisté par un prêtre et de s'entretenir avec
sa famille. Seule la première requête est repoussée. Le soir, le roi reçoit l'abbé Edgeworth de Firmon. Il fait ensuite des adieux déchirants aux siens, puis va dormir.
Le lendemain, après avoir entendu la messe, il descend d'un pas ferme l'escalier du Temple. Tout le long du parcours, il récite des prières et se laisse lier les mains au pied de
l'échafaud. Quelques secondes plus tard, le bourreau montre au peuple la tête du monarche, symbole de la révolution victorieuse.
La mort du Roi et la mise en place du tribunal
révolutionnaire
L'arrestation des
Girondins
Le conflit entre Girondins (modérés) et Montagnards ("extrémistes") s'envenime, tandis que les relation entre Danton et Robespierre se
tendent.
Après des jours d'insurrection autour de la Convention, les sans-culottes obtiennent l'arrestation des chefs Girondins, puis plus tard, leur execution.
face à tout ces dangers: nouveaux pays entrant en guerre contre la France après l'execution du Roi + soulèvement interieur en Vendée (région royaliste
avec en plus beaucoup de prêtres réfractaires ayant refusé la constitution civile du clérgé) + soulévement fédéraliste (Fédération refusant l'élimination des Girondins par les Montagnards)
voir carte 1 page 168, la CONVENTION met en place le COMITE DE SALUT PUBLIC (avril 1793) afin de prendre des mesures
d'exception pour redresser la situation du pays.
Pour une meilleure compréhension des "guerres de Vendée" voir l'article de Wikipédia (pour une fois! ;o)) et plus particulièrement le passage intitulé
"circonstances du déclenchement de la guerre", CLIQUER
ICI
Face aux périls interieurs et exterieurs (guerre de Vendée, révolte
fédéraliste et coaltiton de puissances étrangères contre la France) des mesures extraordianires sont mises en place:
Le 5 Septembre 1793 les libertés individuelles sont suspendues, la République est proclamée en danger (une fois de plus) et "la TERREUR est mise à l'odre du jour" sous la direction des
Montagnards.
La Terreur établit la loi des suspects qui permet d'arrêter toute personne que l'on soupçonne de comploter contre la
République (beaucoup de dénonciations) et qui permet de faire des jugements expéditifs.
Les Montagnards ont la conviction d'ouvrir une nouvelle ère, Robespierre et ses amis Jacobins veulent une démocratie intégrale établissant l'égalité à tous les niveaux, d'où la mise en
place de mesures symboliques.
Le 10 Octobre 1793 est instauré "le gouvernement révolutionnaire jusqu'à la paix" avec à sa tête la Comité de Salut public élu par la Convention. Les décisions du Comité sont appliquées
dans les provinces par des représentants dévoués et il y a aussi la création d'un Comité de Sureté général pour traquer les suspects et les envoyer au tribunal révolutionnaire.
La répressions au nom de la Terreur s'étend partout en France.
Execution de la Reine +"La Terreur est mise à l'odre du jour" (St
Just) et "la Vertu aussi" (Robespierre) + critique par Danton de la politique de Robespierre.
La Reine est executée après un rapide procès à charge, la Terreur est mise à l'odre du jour par Saint Just et Robespierre. Robespierre est de plus en plus
isolé, sa politique fait peur. Camille Desmoulins pars en province prévenir Danton de la situation à Paris (Danton s'était retiré de Paris suite à léléction de Robespierre à la tête du
comité de salut public à sa place).
Danton critique à la Convention la politique répressive de Robespierre et Saint Just et veut créer un comité d'indulgence.
Complot de Robespierre et Saint Just pour se débarasser de Hebert et de
Danton Le citoyen Hebert et son journal très populaire "le père Duchene" devient genant pour le
comité de salut public et donc pour Robespierre et St Just car il est considéré comme un "éxagéré" et veut une intensification de la Terreur (on appelle aussi les partisans de Hebert les
"hebertistes"), les personnalité comme Robespierre craigne sa popularité. D'un autre côté ceux que l'on appelle "les indulgents" comme Danton et qui souhaitent un arrêt de la politique de
la Terreur sont aussi considérés comme une menace.
Robespierre et Saint Just décident d'éliminer ces deux oppositions en s'appuyant d'abord sur Danton contre
Hebert. Le comité de salut public fait arreter Hebert sous de fausses accusations.
Rutpure entre Danton et Robespierre et decision de leurs arrestations par le Comité de Salut
public Camille Desmoulins et son jouranl " le vieux cordelier" gêne Robespierre et menace le comité de salut public. Malgré
la très vieille amitié entre Robespierre et lui (il est le parrain de son fils), Robespierre accepte la proposition de St Just de se débarrasser de lui et de Danton. Voir manuel
pages 186 - 187 sur le rôle de la presse pendant la Révolution.
"Jugement " de Danton
Le procès de danton risque de se retourner contre le Comité de Salut public qui veut tout faire pour le faire accuser, Robespierre prend de
plus en plus de risques
suite et fin du "jugement" et executions de Desmoulins et
Danton
Culte de l'être suprême et chute de
Robespierre Robespierre instaure "le culte de l'être suprême" basé sur la Vertu, mais le peuple commence à se
détourner de sa politique et se vision de la Révolution suite à l'execution de Danton. Les opposants commencent à se
faire connaitre, même au sein du comité de salut public.
Pour la Terreur voir aussi votre manuel pages 190 - 191
Chute de Robespierre (suite) La Convention
accuse Robespierre d'être un tyran et demande sa mort, puisque suite à la grande victoire Française contre la coalition étrangère à Fleurus la Terreur n'est plus nécéssaire.
Ceux qu'on appelle les "thermidoriens" demandent l'arrestation du "tyran" et de ses complices.
Robespierre, St Just et leurs amis quittent la Convention pour se réfugier à l'hoet de ville de Paris. La Commune de Paris veut les proteger et se déclare contre la Convention. Suite à une bataille
sanglante à l'hotel de ville Robespierre (blessé) et St Just sont arretés (bcp de leurs amis sont déjà morts).
Executions de Robespierre et Saint Just(dernier "épisode" du film)
Attention!
La Révolution ne s'arrete pas avec la chute de Robespierre, c'est seulement la Terreur qui prend fin... (N'oubliez pas que la Révolution prend fin en
1799)
Après ces mois de Terreur où toute contestation ou même critique était impossible le peuple exulte en quelque sorte et se
jette avec frénésie sur les plaisirs (en focntion de leurs moyens bien sûr), les théatres sont sans arrêt complets, les vêtements sont souvent ostentatoires particulièrement chez ceux qu'on appelle
les "muscadins" (parce qu'ils se parfument au Musc) ou les "incroyables" à cause de leur tenue vestimentaire (voir article Wikiedia "incroyables et
merveilleuses" ICI Ces muscadins, royalistes, prennent la tête de ce qu'on appelle la "terreur blanche" (bien que sans commune mesure
avec la Terreur robespierriste).
Cette terreur blanche est en fait une répression contre les jacobins essentiellement ou ceux qui sont suspectés d'en être. Beaucoup de coups de baton et "passages à tabac".
Le DIRECTOIRE est mis en place en Aout 1795 grâce à la Constitution de l'An III (voir votre
organigramme dans le cours).
Ce Directoire cherche un équlibre entre la dictature jacobine et la monarchie.
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